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Nos invités d'honneur à l'occasion de l'Ouverture de Campagne 2018

Pour fêter les 70 ans de l’Etat d’Israël, le Keren Hayessod vous donne rendez-vous pour une soirée d’exception le 13 mars 2018.  Nous aurons le privilège d’entendre M. Benny Gantz chef d’Etat Major (2011-2015) ainsi que deux héros de la Nation, Sa’ar Yisraeli et Ziv Shilon qui raconteront leurs expériences personnelles. Voici leurs parcours:

Le Lieutenant-Général Benny Gantz a servi dans l’armée pendant 38 ans dont quatre en tant que Chef d’Etat-Major de Tsahal. Il a été confronté à des menaces complexes sur tous les fronts d’Israël, a dû affronter le terrorisme et trouver des réponses aux défis sécuritaires en faisant appel à sa créativité, à sa détermination et à sa bravoure. Voici le parcours de l’un des chef d’Etat-Major les plus respectés de Tsahal.
Né de parents survivants de l’Holocauste, Benny Gantz a entamé sa carrière militaire en 1977, à l’âge de 18 ans, lorsqu’il s’est engagé dans la brigade des parachutistes de Tsahal – le début d’une carrière militaire comprenant tous les échelons de commandement, du chef de peloton à l’Etat-Major.  Parmi les points forts de son service figurent son commandement de l’unité d’élite Chaldag et des forces spéciales assurant «l’Opération Shlomo», qui a amené les Juifs éthiopiens en Israël. Il était également commandant de l’Unité de liaison avec le Liban – étant, en 2000, le dernier commandant de Tsahal à quitter ce pays - et de 2000 à 2001 commandant de la Division Judée-Samarie. En 2001, Benny Gantz a été promu général de division et a servi comme commandant de la région militaire Nord. Après avoir servi en tant que Commandement de la Force terrestre de Tsahal, il était l’attaché militaire à l’ambassade d’Israël aux Etats-Unis et, en 2011, il a été nommé 20e Chef d’Etat-Major de Tsahal. Au cours de son mandat, Benny Gantz a amélioré les capacités militaires sur tous les fronts géo-politiques et a mené l’armée israélienne à travers trois grandes campagnes: Pillar of Defense (‘Amud Annoan’), Operations Brother’s Keeper (‘Shuvu Ahim’) et Protective Edge (‘Tzuk Eitan’).

Ziv Shilon: Le 23 octobre 2012, l’opération anti-terroriste ‘Amoud Anan’, menée par Israël à Gaza vient de se terminer. La barrière séparant Gaza d’Israël près de Kissoufim doit être ouverte pour permettre au dernier tank de Tsahal de rentrer en territoire israélien. Il s’agit aussi de la dernière mission de Ziv Shilon en tant que commandant de l’unité Givati. «Conscient que des snipers pouvaient être embusqués à chaque mètre, je n’ai pas voulu prendre la responsabilité de déléguer cela à un de mes soldats. En tant que commandant, mon rôle est de me trouver en première ligne. Je me suis donc dirigé seul vers la barrière en demandant à mes soldats de rester à l’arrière». Le commandant Shilon pose sa main sur la barrière et soudain c’est l’explosion. «J’ai eu la sensation que mon corps était en feu». Quelques secondes plus tard, il ouvre les yeux et réalise qu’il lui manque une main et qu’il ne reste pratiquement plus rien de la seconde… «J’ai fait d’énormes efforts pour comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un cauchemar, précise Ziv. Il réunit les dernières forces qui lui restent alors qu’il perd de grandes quantités de sang. «Je me suis concentré pour courir et rejoindre mes soldats. Ceux-ci étaient en état de choc, mais avaient déjà appelé des renforts». L’hélicoptère évacue rapidement le jeune officier vers l’hôpital. Il subit dix opérations chirurgicales, luttant entre la vie et la mort. Mais Ziv est déterminé, son moral d’acier soutenu par sa fiancée et sa famille lui permettent de reprendre peu à peu goût à la vie. Il participera à un marathon, fera sa demande en mariage devant une salle de 1500 personnes et deviendra le papa de deux adorables enfants… «Même quand on a souffert, même quand on a été blessé, on est capable de revenir à la vie encore plus fort, que ce soit en tant qu’individu ou en tant que nation», déclare ce héros d’Israël généreux, bien décidé à ce que son expérience puisse servir chacun d’entre nous. Il n’a jamais perdu son amour pour son pays et son peuple, et sa foi dans la justesse de sa voie. Il semblerait même qu’elle se soient renforcées. mais bien de la réalité et que j’étais toujours en mission, mon rôle étant de la mener jusqu’au bout»

 

Saar Israeli, 40 ans, a grandi dans un kibboutz où il vit toujours. A l’âge de 18 ans, il a été admis dans l’une des unités d’élite de Tsahal, la Shayetet 13 (commandos de marine). Dans la nuit du 4 septembre 1997, alors qu’il n’avait que 20 ans, Saar participe à une opération spéciale en plein territoire libanais, qui tourne au drame. 12 combattants ont été tués. Saar est l’un des cinq seuls survivants. Jamais cette unité de combat maritime n’avait été aussi gravement atteinte. Saar Israeli doit guider l’unité, il connait parfaitement le terrain, les cartes et les lieux de l’action à mener. Le moral des combattants est au beau fixe mais ils ne savent pas que le Hezbollah s’est emparé d’informations ultrasensibles. Les 16 soldats israéliens sont ‘accueillis’ par des engins explosifs et des salves de tirs nourris. Saar est le seul à ne pas avoir été touché. A seulement 20 ans, il doit désormais organiser son propre sauvetage ainsi que celui de ses frères d’arme. Il demande du renfort aérien pour exfiltrer ses compagnons et tirer sur les terroristes embusqués. Saar fait preuve d’un sang froid impressionnant. En contact radio avec les forces aériennes, il décrit parfaitement la situation. L’avion de combat arrive rapidement mais les explosions se succèdent puisque les terroristes armés sont toujours sur les lieux. L’avion atterrit en dépit du risque. Les blessés sont évacués, mais il faut désormais trouver et ramener les corps. Les tirs se poursuivent, l’ordre est formel, il faut décoller. Pourtant, deux soldats de l’opération ne sont toujours pas identifiés. Les forces de secours et le commandant de l’opération décident de rester sur place. Un acte de bravoure incroyable. Après de nombreuses heures en terrain ennemi, seul un corps est retrouvé. Un second avion récupère les soldats israéliens encore sur le terrain. 20 ans après, la douleur est toujours aussi grande…

 

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